El Asno Roñoso de la Cola Cortada / Mangy Ass with the lopped-off tail

Un aspect matériel de la prière islamique

«La Prière, c'est la porte de Dieu et nul ne peut avoir la Clef s'il oublie Dieu dans sa prière.

C'est aussi Sa haute main que l'on ne peut même baiser, si l'on ne se soumet avec tout son cœur à Sa volonté : le Puissant, le Sage, le Miséricordieux.»

Nous croyons tous connaître la Prière Musulmane. A travers les Recherches Philosophiques du Cheikh AL ALAWI, nous voudrions apporter un éclairage moins souvent cité.

Ces recherches ont été écrites vers les années 1920. Elles sont un enseignement sur la Nature de l'Homme, sa place dans la Création et l'évolution, sa responsabilité. A travers quelques citations tirées de cette Philosophie, voyons ce que nous dit le Cheikh AL ALAWI :

«Au Nom de Dieu le Clément, le Miséricordieux. Louange à Dieu qui lia l'Homme aux choses supérieures et Célestes après l'avoir attaché à Lui et extrait de ses origines inférieures ; ce qui fit vent l'humanité aujourd'hui, quant à la Gestion, de lui la Source de l'existence et le centre du cercle des vertus et de la libéralité, et en tant qu'homme conforme au sens voulu par sa création

L'Homme est issu d'une double origine :
     L'une supérieure et céleste,
     L'autre inférieure.

A propos de l'origine inférieure, le Cheikh AL ALAWI écrit :
«L'Humanité a été extraite de ses trois origines, à savoir du règne minéral, du règne végétal puis du règne animal. Et il est possible de dire de ces trois qu'elles sont soit inférieures à l'homme par rapport à sa position, soit supérieures quant à sa généralité. En effet, l'animalité est plus générale que l'humanité, et à fortiori le minéral que le végétal.»

Donc quantitativement les règnes minéral, végétal et animal sont plus nombreux que le règne humain.
Mais qualitativement, le règne humain leur est supérieur.

«La séparation de l'homme du minéral fut acquise par sa capacité de croitre, vibrer et dépérir. L'acquisition de ces caractères lui permit de participer au règne végétal duquel il se sépara encore grâce au flux vital qui nécessite certaines qualités sensitives. Ces dernières qualités lui permirent d'intégrer le règne animal ; duquel il se sépara par la raison spéculative.»

Le Coran dit : «Et II vous créa par étapes successives.»

Le Cheikh AL ALAWI nous parle donc de la création: «La chaîne des êtres est parfaitement agencée», mais il précise le processus, le mouvement:
     Depuis l'état minéral caractérisé par sa dureté et son immobilisme, (regarder une pierre) ;
     En passant par l'état végétal qui commence à se mouvoir, mais sous l'action d'une force extérieure, (regarder un Arbre pris dans le vent) ;
     Se continuant dans l'état animal, beaucoup plus dynamique, avec la faculté de se mouvoir par lui-même, (regarder courir un animal) ;
     Et aboutissant à l'état humain tel que nous croyons le connaître, dont une des caractéristiques est l'acquisition de la raison spéculative. Or dans ces quatre étapes, on note une progression, une dynamique depuis un état très statique vers un état très mobile.

Mais revenons à la Prière Musulmane dont nous ne nous sommes pas tant éloignés. Vous savez que cette dernière est constituée de Rakaas au nombre de 3, 4, ou 2 selon l'heure de la journée.
    Chaque rakaa commence par la Station debout. La Tradition Islamique attribue à l'Homme cette position : En effet qui se tient debout verticalement sur terre si ce n'est l'Homme ?
    Puis nous nous redressons verticalement. Cette fois-ci l'analogie se fait avec le monde végétal, avec l'arbre qui se tient aussi verticalement.
    Enfin, c'est la prosternation où l'on se ramasse au maximum, et se tient immobile comme une pierre, d'où l'analogie avec le règne minéral.

En résumé :
                 
Les quatre règnes, quoi qu'on en pense, font partie de ce que l'on nomme la « Matière »: C'est donc de l'aspect « matériel » de la Prière musulmane dont nous vous entretiendrons ; mais il ne faudrait en aucun cas le considérer comme un point de vue       « matérialiste » au sens communément admis de ce terme. La science moderne a acquis par diverses méthodes indirectes, une certaine connaissance de la « Matière ». Nous avons tous entendu parler des atomes, des électrons, des protons, des neutrons et autres subparticules en nombre indéfini. Notre intention n'est pas de vous faire un cours de physique ou de chimie, mais de vous parler d'une matière vivante, dynamique, soumise à un Vouloir Divin.
Le plus simple pour comprendre ce qu'est une matière vivante est de prendre un exemple : l'Homme. Ce système vivant comme tous les autres, n'est pas isolé, mais relié à son environnement, à l'Univers et même plus pour d'autres.
Ainsi, de la manière la plus élémentaire, l'Homme est au moins dépendant de la Nature par l'air qu'il respire, mais ce n'est pas tout :
Une fois mandaté ici-bas, il se nourrira aussi :
     Matériellement avec les aliments liquides et solides ;
     Energiquement avec les influences cosmiques et telluriques ;
     Psychologiquement dans ses relations avec sa famille et ses proches ;
     Spirituellement si Dieu le Veut...
Système vivant, ouvert, car tous ces échanges sont nécessaires à la vie. Echanges dans les deux sens, car recevoir sans donner mène à un système fermé, c'est-à-dire à la mort. Que deviendrait le commerce sans échanges possibles ?
La matière vivante nous apparaît sous différentes formes, sous différents « objets » en mutation constante. L'énergie sous ces différentes formes est aussi nécessaire pour la transformation de ces « objets » : l'exemple du Feu sur l'EAU est suffisamment évocateur. Ainsi on pourra considérer trois composants Chacun d'eux implique la notion de Temps essentiels de l'Univers :
ENERGIE    -    MATIERE   -    EVOLUTION comme nous le verrons.
1)  L'« Energie » : Elle existe sous plusieurs formes, mais dès qu'on la perçoit, c'est qu'elle s'est manifestée, donc qu'il y a eu mutation. Le temps y est impliqué.
2)  La « Matière » ou plutôt prise de forme d'une énergie, structuration, obéit au temps dès qu'elle se manifeste.
3)  L'« Evolution ». Elle sous-entend un point de départ et un point d'arrivée. Elle implique un « objet » (la « Matière »), un travail donc une variation d'« Energie ». L'implication du temps est encore plus évidente.
Au total ces trois concepts sont indissociables les uns des autres, mais aussi du temps.
On peut déjà apercevoir les implications dans la Prière musulmane. Ne faut-il pas une certaine énergie pour mobiliser notre élément terrestre vers cette porte dont nous parle le Cheikh Hadj Adda BENTOUNES. La Prière n'est-elle pas un instrument de transmutation ?
Revenons au concept du temps :
Nous avons vu le lien entre les trois composants Energie - Matière - Evolution et le temps.
Le long du vecteur temps, un « objet » déterminé par ces trois modalités, ne peut varier que selon deux modalités :
     soit en accélération,
     soit en non-accélération, c'est-à-dire qu'il suit simplement l'évolution le long du temps, sans accélération.
Les deux possibilités sont notifiées conventionnellement de façon simple par :

1 : pour l'accélération } Valeurs qualitatives uniquement.
0 : pour la non-accélération


Les trois concepts Energie - Matière - Evolution voient leur variation en fonction du temps modelé selon deux possibilités :
0 et 1.
Ce qui donne 23 = 8 combinaisons possibles en codage binaire.


L'écriture de ces huit combinaisons nécessite trois caractéristiques pour représenter les trois concepts précédents :
000 - 001 - 010 - 011 - 100 - 101 - 110 - 111 (en langage binaire)
 0       1       2      3       4      5       6      7   (en système décimal)
 
000  et 111 sont deux états limites :
000 : Les trois concepts Energie - Matière -Evolution sont simultanément en non-accélération ;

111 : Les trois concepts sont simultanément en accélération.
N.B. : Lire à ce propos : MUSSAT : « Energétique des systèmes vivants ».
001 - 010 - 011 - 100 - 101 - 110 seront six états intermédiaires.

Cette séquence de Valeurs offre une particularité : seules les valeurs 011 et 100 sont contraires et consécutives et déterminent un axe de symétrie de deux fois quatre termes de : 001 à 011 et de 100 à 111.

On peut représenter graphiquement ces valeurs le long d'une droite orientée représentant l'axe du temps.

                                                                            
On passera de la ligne au plan par l'adjonction d'une seconde droite, en respectant l'axe de symétrie :




Les valeurs de 000 à 011 seront dites de polarité « négative », par rapport aux valeurs de 100 à 111 dites «Positives». Précisons que cette polarisation est relative.


N'oublions pas que le modèle de référence dont nous sommes partis est l'Univers.  Il faudrait donc établir une représentation sphérique à laquelle la feuille de papier ci-présente est bien peu adaptée, et nous limite à une représentation circulaire. Or pour l'Homme situé géocentrique-ment sur Terre, le cycle du soleil avec ses variations apparentes symbolise le cycle circulaire par excellence. Il culmine à Midi où il est au maximum de ses possibilités, de ses accélérations. On le notera 111 au sommet du cercle comme il occupe le Zénith du ciel.


Puis en respectant les axes de symétries

Si l'on suit sur le cercle la succession :
000 - 001 - 010 - 011 - 100 - 101 - 110 - 111.
 

Voici donc l'équation reliant les variations Energie - Matière - Evolution en fonction du temps. Reprenons à présent la Philosophie du Cheikh AL ALAWI en fonction des quatre règnes : du plus statique au plus dynamique

Règne Minéral : très statique
Règne Végétal : très peu statique
Règne Animal  : un peu mobile
Règne Humain : très mobile

 
Il suffit de coder ces quatre règnes en fonction de l'équation ci-dessus, selon les conventions déjà connues :
0 : non-accélération
1 : accélération


Règne Minéral
Règne Végétal
Règne Animal
Règne Humain
00
01
10
11
Non-acc.
+
Non-acc.
Non-acc. +
accél.
Accél.
+
non-acc.
Accél.
+
accél.
=
très statique
=
un peu statique
=
un peu mobile
=
très
mobile
 
Pour l'intégrer sur le cercle équation, il suffit d'ajouter à chaque règne, une fois une non-accélération « 0 », une fois une accélération « 1 »


 
Et l'on retrouve ainsi la suite déjà connue :




On peut voir que l'évolution des quatre règnes suit parfaitement les variations Matière - Energie - Evolution en fonction du temps.
Ceci n'est pas étonnant puisque comme nous le disions au début, ils sont faits de « Matière Vivante ».

Mais il y a plus, le passage du codage binaire en système décimal fait surgir une suite de 0 à 7 qui rappelle étrangement les sept jours de la création.

Nous retrouvons le lien entre les quatre règnes et les sept jours de la création.
Maintenant si l'on revient à la Prière, à la rak'a plus particulièrement, nous voyons qu'elle décrit exactement le même mouvement en sens inverse.

 

Que faut-il penser de ce double mouvement ? A chacun de nous d'y répondre en le vivant. Tout témoignage en la matière, serait le bienvenu.
Une dernière question ? La création Visible aboutit à l'Homme à travers quatre accélérations, quatre évolutions. On pourrait nous conduire une cinquième accélération ?
  

Auteur: Docteur Philippe Barthelet ("Ibrahim").
Publiée à la revue Les Amis de l'Islam, n° 11.
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La mujer musulmana en la época del profeta

En 1995 se publicó en El Cairo la cuarta edición del libro La mujer musulmana en la época del Profeta, de Abdelhalim Muhammad Ahmad, prologado por el Sháij Muhammad al-Gazâli y por Yusuf al-Qaradawi, y que consiste en un magnífico y extenso estudio en dos volúmenes sobre la mujer musulmana en la época de Sidnâ Muhammad (s.a.s.). En la introducción al libro, el autor resume muy brevemente las conclusiones de su estudio, que se basa en versículos coránicos, en hadices y en los libros tradicionales que relatan la biografía del Profeta. Esas conclusiones demuestran lo lejos que están las sociedades islámicas del modelo instaurado por Sidnâ Muhammad (s.a.s.). Las fuentes que ha utilizado el autor dan un alcance mayor a sus conclusiones, porque son dados a la reflexión de los musulmanes que busquen recuperar lo esencial del Islam.


El autor dice en la introducción al libro:

Las conclusiones más importantes a las que he llegado en este estudio son:

En el campo de la personalidad de la mujer:
1- La mujer musulmana era, en la época del Profeta, absolutamente consciente de su condición de mujer y con frecuencia la reivindicó, y el Islam reconoció ese hecho. El Corán dice: "Allah ha creado al varón y a la hembra". Desde este punto de partida, la mujer musulmana, como tal, participó activamente en la construcción del Islam.
2- Palabras relevantes del Profeta sobre este hecho son las que pronunció al decir: "Las mujeres son hermanas de los hombres", lo que implicaba la legitimidad de su participación en todo lo que atañe al Islam, sin restricciones.
3- El hadiz en el que el Profeta dijo que las mujeres son 'menos inteligentes que los hombres' ha sido malinterpretado y peor aún ha sido su aplicación en el Derecho. El Profeta se dirigía a las mujeres, con el tono de un maestro que no hace concesiones; no estaba dirigiendo sus palabras a los hombres para informarles de cómo son las mujeres.

En el campo de la vestimenta y los adornos:
1- Llevar el rostro al descubierto era lo normal en la época del Profeta, y es el fundamento en lo que respecta a este tema. El niqâb -el velo con el que algunas mujeres se cubrían el rostro, salvo los ojos y la frente, era una costumbre coqueta de la época y no tiene relevancia en el Derecho. 2- Arreglos moderados para tener una mejor presencia con los que las musulmanas de esa época adornaban sus caras, sus manos (embelleciéndolas con tintes) o su ropa, son perfectamente lícitos e incuestionables.
3- El Profeta no impuso nunca una forma determinada de vestir para las mujeres. Sólo dijo que debían cubrir convenientemente sus cuerpos y hacerlo con sentido del pudor, consejos que también dio a los hombres. No existe, por tanto, una vestimenta islámica ni un uniforme para las musulmanas.
4- No había normas sobre la vestimenta que dificultaran los movimientos de las mujeres; es más, lo que se pretendía era facilitarles una activa vida social dentro del contexto de la época.

En el campo de la participación en la vida social:
1- La orden de permanencia en sus casas y el velamiento completo sólo afectó a las esposas del Profeta, cuyo papel era destacado así: la gente tenía que ir a ellas, y no a la inversa, y no verles el rostro. Ello lo demuestra el que las Compañeras del Profeta jamás siguieron esas normas.
2- Las musulmanas participaban en todas las actividades comunes, con entusiasmo y dinamismo, tal como exigía la creación de una nueva civilización.
3- Las restricciones no afectaban a la vida social sino que señalaban la necesidad de mantenerse en el pudor para preservar la dignidad de la mujer en esas relaciones. Pretendían proteger, no evitar o entorpecer.
4- El derecho al trabajo le fue reconocido a la mujer musulmana espontáneamente, y consta, por ejemplo, que participaron en la enseñanza como discípulas y maestras, y en labores sociales y se les reconoció también el derecho al esparcimiento y el ocio. En lo político, la mujer fue tan firme como el hombre en defender el Islam incluso en las épocas de persecución. Las mujeres participaron activamente en la organización del Islam, en los juramentos de fidelidad al Profeta, en su defensa, y emigraron de Meca a Medina en pie de igualdad. Participaban y opinaban en las asambleas (shûrà) y dirigieron oposiciones contra las mayorías. Las mujeres musulmanas trabajaron en las labores de regadío, en las de la agricultura en general, en las industrias artesanales, en la dirección de los trabajos, en la salud, en la limpieza y en labores domésticas, lo que les permitía llevar una vida digna para ellas y para sus familias, llevando incluso en muchas ocasiones la delantera a sus maridos, si bien el Islam insistía en que sobre los varones pesaba la obligación de mantener a sus mujeres. Precisamente porque se reconocía el derecho de la mujer al trabajo y a la propiedad, el Islam gravó sobre ella el impuesto del Zakat, al igual que pesa sobre cada varón. Y el Zakat no es otra cosa que colaborar en la construcción del Islam, por lo que el esfuerzo de las mujeres es igual de meritorio que el de los hombres. Con su aportación, la mujer se destacaba como participante en todo. Es cierto que las circunstancias del nacimiento de una civilización son propicias para el desarrollo de todas las aptitudes, tanto de las mujeres como de los hombres, pero hay que recordar que el carácter ejemplar de los primeros tiempos del Islam tiene, por un lado, valor de derecho, con lo que las mujeres musulmanas tienen una justificación legal y autorizada en todas sus demandas actuales. Por otro lado, un estudio atento de los primeros tiempos del Islam para su actualización demanda un incremento de los derechos de la mujer en atención de la realidad de estos tiempos, en consonancia con las enseñanzas de los avances que Islam supuso en su tiempo original.
5- Fruto de la participación de la mujer en pie de igualdad con el hombre fue el crecimiento de su conciencia como mujer, alcanzando esta conciencia un elevado grado de madurez, que le permitió grandes realizaciones.

En el campo familiar:
1- La mujer musulmana tiene derecho a elegir a su esposo y a separarse de él cuando deje de amarlo, sin causarle perjuicio (por lo que debe devolverle parte de la dote que él le haya entregado). En Derecho musulmán, se llama Talâq al derecho del hombre a divorciarse de su mujer y Jal' al que tiene la mujer.
2- Distribución de las responsabilidades dentro del seno de la familia, colaborando ambos en el mantenimiento del hogar y en la educación de los hijos.
3- Ambos esposos son iguales en derechos, como sentencia el Corán: "Tienen los mismos derechos y obligaciones, y los hombres tienen un grado sobre ellas". El grado (dáraÿa) que tienen sobre ellas es el derecho que emana de la obligación que pesa sobre los hombres de mantener económicamente a la familia, y ese grado se concreta en el deber de la mujer de esforzarse en amarlo, ser dulce con él, adornarse para él, acompañarlo en sus preocupaciones, etc., siempre y cuando el hombre cumpla con sus deberes respecto a su esposa (no implica sometimiento a arbitrariedades ni tolerar malos tratos).
4- El Islam limitó la poligamia en favor de las mujeres, por lo que nada impide que se tomen medidas para reforzar la dignidad de las mujeres en el matrimonio y controlar las libertades del hombre.
5- La función principal de la mujer está en regir su familia y gobernar su casa, pero ello no le impidió en la época del Profeta tener otros intereses y desarrollarlos activamente. El mismo Profeta realizaba labores domésticas, limpiaba, fregaba, guisaba, se cosía su ropa, se adornaba para sus esposas, etc., y no las criticó jamás si desatendían sus obligaciones, facilitándoles otras actividades. La coordinación en la familia es siempre lo deseable para posibilitar el desarrollo de todos.

En el campo de la sexualidad:
1- El placer sexual es disfrute en esta vida y Allah lo ha prometido como recompensa más allá de la vida, por lo que es un bien y realizarlo es una forma de acercarse a Allah siempre y cuando se haga honestamente y en conformidad a las enseñanzas de la Sharî'a.
2- El Profeta quería que los musulmanes y las musulmanas tuvieran actividad sexual, y de ello él mismo dio ejemplo, para desenturbiar el ánimo y purificar el corazón. El oscurantismo en la sexualidad no ha sido la tónica del Islam.
3- Al estimular que los jóvenes se casaran entre sí en edad temprana reconocía la urgencia del apetito sexual, al que había que dar cauce. Lo que no toleraban los musulmanes eran las traiciones, la clandestinidad y los abusos. Para ello, el Profeta facilitó el matrimonio, el divorcio, aconsejaba la sensualidad, la coquetería, el trato amable entre hombres y mujeres, dentro siempre de un sentido saludable del pudor.

Autor: Abdelhalim Muhammad Ahmad
Fuente: webislam


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Las mujeres y el sufismo

Desde el inicio de la consciencia, los seres humanos, ya mujeres ya hombres, han recorrido la senda de la reunión con el Origen del Ser. Aunque en este mundo de dualidad podamos hallarnos a nosotros mismos en diferentes formas, finalmente no existe masculino o femenino, sino sólo Ser. Dentro de la tradición Sufí, el reconocimiento de esta verdad ha favorecido la madurez espiritual de las mujeres de una manera que no siempre ha sido posible en occidente.
Desde los primeros días hacia delante, las mujeres han desempeñado un papel importante en el desarrollo del sufismo. El Profeta Muhammad (saws) trajo un mensaje de integración de espíritu y materia, de esencia y de vida cotidiana, de reconocimiento tanto de lo femenino como de lo masculino. Aunque las manifestaciones culturales han cubierto algo de la original pureza de intenciones, las palabras del Corán declaran la igualdad de los hombres y de las mujeres a los ojos de Allah. En un tiempo en que las tribus árabes idólatras todavía eran bastante bárbaras, esta nueva voz de la tradición de Abraham consiguió restablecer la aceptación de la Unidad del Ser. Intentó enderezar los desequilibrios que habían surgido, aconsejando respeto y honor hacia lo femenino igual que por la gracia y la armonía de la naturaleza.

Cuando el lado místico del Islâm se desarrollaba, una mujer, Râbi‘a al-‘Adawiyya (717-801 dc) expresó la relación con lo divino en un lenguaje que se ha venido a reconocer como específicamente sufí, al referirse a Allah como el Amado. Râbi‘a hablaba de las realidades del sufismo en un lenguaje que cualquiera podría entender. Aunque ella experimentó muchas dificultades en sus primeros años, el punto de partida no fue nunca el temor del infierno ni el deseo del paraíso, sino sólo el amor. “Allah es Allah” decía “por eso amo a Allah... no a causa de ningún regalo, sino por sí mismo.” Su aspiración era mezclar su ser en Allah. Según ella uno podría encontrar a Allah volviéndose al interior de uno mismo. Como dijo el Profeta Muhammad (saws): “Quién se conoce a sí mismo, conoce a su Señor.” Al final es a través del amor que somos llevados a la unidad del Ser.

A través de los siglos, las mujeres al igual que los hombres han continuado la luz de este amor. Por muchas razones, las mujeres han sido a menudo menos visibles y menos citadas que los hombres, pero ellas han sido siempre participantes activas. Dentro de algunos círculos sufís las mujeres fueron integradas con los hombres en las ceremonias; en otras órdenes, las mujeres realizaban sus propios círculos del recuerdo y la adoración aparte de los hombres. Algunas mujeres se dedicaron ascéticamente a si mismas al Espíritu, fuera de la sociedad, como hizo Râbi‘a, otras eligieron el papel de benefactoras y protectoras de los círculos de adoración y de estudio. Muchos de los Grandes Maestros con los que estamos familiarizados en occidente, tuvieron maestras, estudiantes y amigas espirituales que influyeron grandemente en su pensamiento y su ser. Y esposas y madres dieron apoyo a los miembros de sus familias mientras proseguían su propia jornada hacia la unión con el Amado.

Ibn al-‘Arabî, el llamado gran “Polo del Conocimiento” (1165-1240) dC) habla del tiempo que pasó con dos ancianas mujeres místicas que tuvieron una profunda influencia en él: Shams de Marchena, una de las “suspirantes” y Fatimah de Córdoba. De Fatimah, con la que pasó una gran cantidad de tiempo, dice:

«Serví como un discípulo a una de las enamoradas de Allah, una gnóstica, una dama de Sevilla llamada Fatimah bint al-Mutanna de Córdoba. La serví durante muchos años, teniendo ella más de 99 años de edad... Acostumbraba tocar la pandereta y mostraba gran placer en ello. Cuando le hablé sobre esto ella me respondió: "Me regocijo en Aquel que se ha vuelto a mí y me ha hecho uno de sus Amigos, usando de mí para sus propios propósitos. ¿Quién soy yo para que Él me escogiera entre la humanidad? Él es celoso de mí, cuando quiera que me vuelco con atención sobre algo distinto de Él, Él me envía alguna aflicción concerniente a esa cosa." “Con mis propias manos construí para ella una cabaña de cañas tan altas como ella, en la que vivió hasta su muerte.”

Cuando a otro conocido maestro, Abû Yazîd al-Bistâmî (874 dC) se le preguntó quien era su maestro, dijo que era una vieja mujer que había encontrado en el desierto. Esta mujer le llamó tirano vanidoso y le demostró por qué, pues al pedirle a un león que le llevara un saco de harina, estaba oprimiendo a una criatura que el mismo Allah había dejado libre de cargas y al desear reconocimiento por tales milagros estaba demostrando su vanidad. Sus palabras le sirvieron de guía espiritual durante mucho tiempo. Otra mujer por la que Bistâmî sentía un gran reconocimiento era Fâtimah Nishaburiyya (d.838), de quién dijo: "no había estación (en el camino) que ella no hubiera experimentado ya." Una vez alguien preguntó al gran maestro Sufí egipcio Dhu'n-Nûn: "¿Quién es en tu opinión, el más grande entre los Sufís?" Él replicó: "Una mujer de Meca, llamada Fâtimah Nishaburiyya, cuyos discursos demostraban una profunda comprensión de los significados internos del Corán." Presionado más tarde a hablar de Fatimah, añadió: "Ella es de los Santos de Allah, y mi maestra." Una vez, ella le aconsejó: "En todas tus acciones, mira de actuar con sinceridad y en oposición a tu yo más inferior (nafs). Ella también dijo: "Quienquiera que no tiene a Allah en su conciencia está equivocado y en el engaño, cualquiera que sea el idioma que hable, cualquiera que sean las compañías que frecuente. Ya que quienquiera que se mantiene en la compañía de Allah nunca habla más que con sinceridad y asiduamente está adherido a una humilde reserva y a una seria devoción en su conducta”.

La esposa del Sufi del siglo IX-X al-H•akîm at-Tirmidî era una mística por derecho propio. Acostumbraba a experimentar sueños tanto para si misma como para su marido. Khidr, el misterioso, se le aparecía en sueños. Una noche le dijo que le dijera a su marido que guardara la pureza de su hogar. Considerando que quizás Khidr se refería a la falta de limpieza que había a veces a causa de sus hijos pequeños, ella le preguntó en sueños. Él le respondió señalando su lengua, que debía decirle a su marido que fuera responsable de la pureza en sus palabras. 

Entre las mujeres que siguieron la Senda del Amor y de la Verdad, las hubo quienes se regocijaban y quienes se lamentaban continuamente. Sha'wana, una Persa, era de las que suspiraban. Hombres y mujeres se reunían a su alrededor para oír sus discursos y sus canciones. Acostumbraba a decir: "Los ojos que impedidos de contemplar al Amado, y siguen deseosos de mirarle, no pueden llenarse de esa visión sin llorar." Sha'wana no sólo estaba cegada por las lágrimas de la penitencia, sino también deslumbrada por la gloria radiante del Amado. Durante su vida experimentó una íntima cercanía con Allah. Esto influyó profundamente a su devoto marido y a su hijo (que se volvió él mismo un santo). Se convirtió en una de las más profundas maestras de su tiempo.
Una de las que se regocijaba fue Fedha, que era también una mujer casada. Enseñaba que "la alegría del corazón ha de ser felicidad basada en lo que uno interiormente percibe; por lo tanto deberíamos intentar siempre regocijarnos dentro de nuestro corazón hasta que cada uno de nuestro alrededor también se regocije.”
En su mayoría, las palabras de las mujeres en el Sufísmo que permanecen desde siglos pasados en informes tradicionales de sus comentarios o de poemas que desarrollaron alrededor de sus palabras. El Corán alienta vehementemente tanto la educación de las mujeres como de los hombres, básicamente promueve el mutuo respeto y valoración de los seres humanos sin miramientos de sexo o condición social. Dentro del Sufismo, ha prevalecido la más esencial de las actitudes coránicas. Las culturas en las que el sufismo ha existido, tendieron a comunicar más material oral que de forma escrita, y las mujeres en particular quizás hayan tenido menos tendencia a escribir.



Autora: Camille Adams Helminski
Traductor: Abû Bakr López
Fuente: Orden Sufi Yerrahi al Halveti Click Here to Read More..

Acerca de las excelentes cualidades del Mes de Ramadán

BISMILLAH IR-RAHMAN IR- RAHIM

Sheikh Abu Nasr ibn Muhammad al-Banna nos ha informado, bajo la autoridad tradicional, que Salman Farsi (quiera Allah estar complacido con él) una vez dijo:

El Mensajero de Allah (saws) dio un sermón para nuestro beneficio en el último día de Shaban y esto es lo que él nos dijo:

"OH Gente, un mes poderoso ha echado su sombra protectora para cubrirlos. ¡Un mes bendito, un mes en que hay una noche que es mejor que mil meses! Allah ha hecho del ayuno un deber obligatorio, y la observancia de la vigilia nocturna una práctica voluntaria. Si alguien busca estar cerca del Señor simplemente poniendo en acción un ejemplo de buena conducta o realizando una obligación religiosa, esa persona estará exactamente igual que alguien que realice setenta obligaciones religiosas durante todos los otros meses del año. Es el mes de resistente paciencia, y el premio para la resistente paciencia es el Jardín del Paraíso. Es el mes de compartir y dar caridad, y es el mes en que el sustento del verdadero creyente es aumentado. Así, si alguien da una comida de desayuno a una persona que está guardando el ayuno, esto producirá el perdón de sus pecados, y su emancipación del Fuego del Infierno. Al bienhechor también le será concedido un premio equivalente a lo ganado por el destinatario de su generosidad, pero sin que reduzca en absoluto el premio obtenido por este último".
"No todos podemos darle una comida de desayuno a alguien que está guardando el ayuno", dijeron aquellos que estaban escuchando su sermón, pero el Profeta (saws) continuó: "Allah concederá este premio a cualquiera que de amablemente una comida de desayuno a una persona que está guardando el ayuno, aun cuando sea un dátil, agua, o una taza de leche diluida. Es un mes cuyo principio es una misericordia, la mitad es un perdón, y la última parte es una liberación del Fuego del Infierno. Así, si un amo de esclavos aligera la carga llevada por su esclavo en este mes, Allah lo perdonará y le concederá libertad del Fuego del Infierno.

Durante el curso de este mes, por consiguiente debéis cultivar cuatro prácticas, y repetirlas frecuentemente. Dos de éstas son prácticas por las que vosotros ganaréis el placer de vuestro Señor, mientras que las otras dos son prácticas que vosotros no podéis permitiros el lujo de hacer. En cuanto a las dos prácticas por las que ganaréis el placer de vuestro Señor, ellas son testificar que no hay ningún dios excepto Allah y pidiéndole por Su perdón. En cuanto a las dos que no podéis permitiros el lujo de hacer, son suplicarle a Allah que os conceda el Jardín del Paraíso, y el tomar refugio con Él del Fuego del Infierno.

Además, si alguien proporciona una comida de desayuno en el curso de este mes a una persona que está guardando el ayuno, Allah le dará una bebida de mi Cubeta después de la cual él nunca se sentirá sediento".

Según un informe tradicional transmitido por al-Kalbi, en la autoridad de Adu Nadra, fue Abu Sa'id al-Khudri (quiera Allah estar complacido con él) quién declaró que el Mensajero de Allah (saws) una vez dijo:

"Las Puertas del Jardín del Paraíso y las Puertas del cielo ciertamente se abrirán en la primera noche del mes de Ramadán, y ellas no se cerrarán de nuevo hasta la última anoche. Cada tiempo, sin falta, que un varón o mujer sirviente del Señor realice la oración durante cualquier noche de este mes, Allah le acreditará ciento diecisiete buenos hechos por cada acto de postración. Para ese sirviente, Él construirá en el Jardín del Paraíso una casa, hecha de un sólo rubí rojo que tiene setenta puertas. Cada uno de estas puertas tendrá dos hojas de oro, bellamente adornadas con bultos formados del rubí rojo. Si alguien guarda el ayuno en el primer día del mes de Ramadán, Allah le perdonará cada pecado pequeño hasta el último día de Ramadán, y su ayuno será de expiación hasta el mismo punto en tiempo. Durante cada día en que él guarda el ayuno, se le concederá una mansión magnífica en el Jardín del Paraíso, provista de mil puertas hechas de oro. Desde temprano por la mañana, setenta mil ángeles pedirán perdón en su nombre, aunque estarán fuera de vista detrás de las cortinas. Por cada acto de postración que él realiza, de noche o de día, se le concederá un árbol en el Jardín del Paraíso, un árbol en cuya sombra un jinete puede viajar durante cien años sin pasar en la vida más allá de él".

Sheik Abu Nasr Muhammad ibn al-Banna me ha informado, en la buena autoridad tradicional, que fue Abu Huraira (quiera Allah estar complacido con él) quién primero informó este dicho del Profeta (saws): "Cuando la primera noche del mes de Ramadán ha llegado, Allah inspecciona a Su creación entera. Si Él toma aviso de un sirviente Suyo en particular, significa que Él nunca le causará sufrir el tormento, y un millón tienen la razón, todos los días, de agradecer a Allah por su liberación del Fuego del Infierno".

Sheik Abu Nasr Muhammad ibn al-Banna también me ha informado, en la buena autoridad tradicional, que fue Abu Huraira (quiera Allah estar complacido con él) quién primero informó que el Profeta (saws) una vez dijo: "En cuanto Ramadán llega, las Puertas del Jardín del Paraíso se abren, las Puertas del Fuego del Infierno se cierran con llave, y a los demonios se les coloca grilletes y son atados".

Según otro informe de la tradición, transmitido bajo la autoridad de Nafi ibn Burda, Abu Mas'ud al-Ghifari (quiera Allah conceder Su Misericordia en él) una vez oyó estas palabras proferidas por el Profeta (saws): "Ningún sirviente del Señor que guarde el ayuno durante por lo menos un día de Ramadán puede faltarle la posibilidad de casarse con una esposa de entre las novias del Paraíso, esas doncellas son tales con ojos encantadores. La boda tendrá lugar dentro de un pabellón hecho de una sola perla ahuecada. Esto encaja con la descripción dada por Allah:

"hurun maqsuratun fi'l-khiyam"
"De ojos hermosísimos, resguardadas en tiendas" (55:72)

Cada mujer entre ellos se vestirá con setenta artículos de ropa, ningún artículo es igual que otro. A ella se le darán setenta tipos de perfume, ninguno con la misma fragancia que otro. También se les darán setenta tronos como camas levantadas, hechos de un rubí rojo claveteado con perlas. En cada una de estas camas habrá setenta cojines, y encima de cada cojín habrá un dosel. Cada mujer tendrá setenta mil pajes para asistir a sus propias necesidades, así como setenta mil criadas para asistir a las necesidades de su marido. Cada una de estas criadas llevará un plato hecho de oro, conteniendo alguna amable comida preparada, cuyo último pedacito que se encuentre tendrá un sabor delicioso que fue inadvertido en la primera mordedura. A su marido se le darán los obsequios especiales, cuando él se recline en una cama hecha del rubí rojo. Cosas así serán su premio durante todos los días en que él haya guardado el ayuno de Ramadán, realmente aparte de lo que él pueda haber ganado por realizar los hechos caritativos!

Allah (Todopoderoso y Glorioso) nos ha dicho:

"ya ayllu-ha ' lladhina amanu kutiba 'alai-kumu 's-siyamu ka-ma kutiba
'ala 'lladhina min qabli-kum la'alla-kum tattaqun"

"¡Creyentes! Se os ha prescrito el ayuno, al igual que se prescribió a los que os precedieron. Quizás así, temáis a Allah" (2:183)

Al Hasan al Basri (ra) una vez dijo:"Cualquiera sea el momento en que escuches a Allah decir: "¡OH Creyentes! (ya ayllu-ha 'lladhina amanu)", debes escuchar cuidadosamente y prestar íntima atención, ya que esas palabras pretenden alertarte, tanto para una mandato a ser obedecido o acerca de una prohibición que no debes infringir".

Ja'far as-Sadiq (ra) dijo:"Las invocaciones tienen el deleitante efecto de disipar lo arduo y dificultoso del obediente servicio".

Nos embarcaremos en un detallado estudio de ese Verso Coránico, comenzando con las palabras de Allah:

1- ya: La vocativa partícula ya (¡O...!) es una interjección exclamatoria, pronunciada por aquél que estaá bien familiarizado ('alim) con la o las personas, cuya atención está buscando atraer. En este caso, él está siendo vocalizado por el Uno que es el Todo Conocedor ('Alim).

2- ayllu: El elemento conector ayyu (OH tu...) es un pronombre (ism), referido a la o las personas reconocidas, para los cuales el llamado está siendo dirigido (al-ma'lim al-munada).

3- ha: En cuanto al sufijo -ha, le añade un íntimo contacto al impacto del llamado requeridor, ya que esta indica una previa y duradera amistad.

4- alladhina: La siguiente palabra, alladhina, la cual se pronuncia 'lladhina en este contexto, es simplemente el plural del pronombre relativo alladhi, que significa "quien".

5- amanu: El especial significado del verbo amanu (verdadero creyente) es el que indica el conocimiento secreto que es compartido por el Uno que está llamando y aquél que está siendo llamado (as-sirr al-ma'lum bi-yad al-Munadi wa 'l-munada). Es como si Él estuviese diciendo: "¡HO él que pertenece a Mi (ya masn huwa li), debido a ese secreto suyo, hacia el cual él es sinceramente devoto con su conciencia (damir), y con el corazón de su ser (lubb)...!". Esto nos lleva a Sus palabras:

"kutiba 'ali-kumu 's-suyamu..."
"Se os ha prescrito el ayuno..."

6- kutiba: Decir que el ayuno ha sido prescrito (kutiba), es lo mismo que decir que éste ha sido impuesto y convertido en un estricto deber religioso obligatorio (furida wa ujiba).

7- 'alai-kumu: Esto significa "por encima de ti" o "por causa de ti". El sufijo arábigo "kum" es un pronombre plural, indicativo de que se ha destinado a más de dos personas. Se pronuncia "kumu" cuando está acompañado de un artículo definitivo "al, as", etc, del cual la vocal inicial se convierte en silencio, como en la frase "'alai-kumu 's-siyamu".

8- 's-siyamu: En términos de gramática árabe, la palabra siyam (ayunar) es un sustantivo plural "masdar", que será usado como el objeto del verbo correspondiente. De esa manera, si se desea decir, en Árabe, que uno ha ayunado durante las horas del día, y que ha permanecido la noche despierto, observando el rezo de la vigilia, utilizará la expresión: "Sumtu siyaman wa qumtu qiyaman": literalmente, "He guardado ayuno ayunando, y me he quedado despierto permaneciendo despierto".

En este ordinario uso del lenguaje Árabe, el significado básico de "siyam" (ayunar) se resume en la palabra "imsak", cesar y desistir; refrenarse o abstenerse. Consideremos las siguientes expresiones idiomáticas:

a) La expresión "samat ar-rih", literalmente: el viento ha ayunado, será usada cuando el viento se ha calmado y cesado de soplar.

b) La expresión "samat al-khalil", literalmente, los caballos han ayunado, será utilizado cuando los animales se han detenido, y tomado un descanso de su viaje.

c) La expresión "sama'n-nahar", literalmente, el día ha ayunado, será utilizada en el momento del mediodía en verano, cuando el sol está en lo mas alto, y la sombra ha desaparecido. Es una referencia al hecho de que el sol ha hecho un stop, cuando alcanza el centro del cielo, interrumpe su progreso por un breve momento. En las palabras de un poeta anónimo: "Hasta, cuando el día guarde ayuno (sama'n-nahar), habiendo alcanzado el punto del mediodía, y la telaraña enhebrada (lu'ab) parezca caer, a la luz del sol de verano...".

d) Cuando refiriéndose a un hombre que ha permanecido en silencio y refrenado el hablar, uno puede decir que ha estado ayunando "sama".

Allah ha utilizado la palabra "sawm" (ayuno), en el sentido de abstenerse de hablar "samt", y Ha dicho:

"Fa-quli in nadhartu li'r-Rahmani sawman
fa-lan ukallima 'l-yawma insiyya"
"Di, (OH, María): He hecho voto de silencio al Compasivo. No voy a hablar, pues, hoy con nadie" (19:26)

En cuanto a su observancia durante el Mes de Ramadán, el Ayuno (as-Sawm), es mantener la abstención (imsak) de ciertas actividades regulares: consumir comida y bebida, realizar actividades sexuales -incluso bajo las formas que en otros tiempos son permisibles de acuerdo a la Sagrada Ley (ash-Shar') - así como también el desistir y refrenarse en cometer pecados.

El Ayunar está prescrito, como Allah ha dicho:

"ka-ma kutiba 'ala 'lladhina min qabli-kum..."
"...al igual que se prescribió a los que os precedieron"... (2:183)

Es decir, para los Profetas (Anbiya') y las demás comunidades (umam), siendo Adam (as), el primero de todos.

Esta interpretación está sostenida por la siguiente Tradición transmitida por 'Abd al-Malik ibn Harun ibn 'Antara en la autoridad de su padre, Harun, quien le dijo a 'Abd al-Malik, que su abuelo, 'Anara, ha dicho:

"Una vez oí decir a 'Ali ibn Abi Talib (ra): "Llegué hasta el Mensajero de Allah (saws) un día, alrededor del mediodía, mientras él estaba dentro de su habitación. Le presenté mis saludos de paz, y el devolvió mi saludo, y dijo: "¡OH, Ali, aquí está Gabriel (as), ofreciéndote sus saludos de paz!". Entonces le dije: "¡La Paz sea contigo y también con él, OH Mensajero de Allah!". Él (saws) dijo: "Ven, siéntate a mi lado", y me moví hacia donde él estaba, y continuó diciendo:

"OH Ali, Gabriel te está hablando. Él está diciendo: "Debes ayunar durante tres días en cada mes. Por el primer día, la recompensa de diez mil años será anotada en tu favor; por el segundo día, la recompensa de treinta mil años; y por el tercer día, la recompensa será por trescientos mil años". "OH Mensajero de Allah", le dije, "¿es esta una recompensa para mi en particular, o para toda la humanidad en general?".

"OH Ali", respondió (saws): "Allah concederá esta recompensa no sólo sobre ti, sino también sobre los que vengan después de ti, siempre que realicen las mismas buenas acciones que tu haces". "OH Mensajero de Allah", le dije, "¿cuáles son estos tres días en cuestión?" En respuesta a mi pregunta, él me dijo (saws): "Son tres conocidos como los "días blancos" (al-ayyam al-bid); es decir, el trece, catorce y quince del mes".

'Antara continuó diciendo: "Entonces le pregunté a Ali (ra): "¿Por qué llamas a estos días los "días blancos?". Ali (ra) me contó la siguiente historia:

"Cuando Allah expulsó a Adam (as) del Jardín del Paraíso, y lo envió a la tierra, estaba tan calcinado por el sol que su cuerpo se volvió tan negro como el color. Gabriel (as) vino hacia él y le dijo: "OH, Adam, ¿desearías que tu piel se vuelva blanca?". Adam respondió: "Si, me gustaría mucho eso", entonces Gabriel le respondió: "En ese caso, debes ayunar el trece, catorce y quince del mes". Adam (as) aceptó el desafío, y comenzó a ayunar el primero de esos días. Tan pronto como hubo terminado, un tercio de su cuerpo se había tornado de color blanco. Luego ayunó el segundo día, y vio que dos tercios de su cuerpo habían tomado ese color. Por ultimo, ayunó el tercer día, después del cual todo su cuerpo hubo cambiado de color". Esto explica por qué son llamados los días "blancos" (al-ayyam al-bid)".

Sobre la base de esta tradicional historia, asumiendo que la aceptamos como genuina y auténtica, está claramente establecido que Adam (as), fue uno de aquellos para quienes el Ayuno fue prescrito (kutiba 's-siyam) antes del tiempo de Muhammad (saws). No obstante, no dejaremos de mencionar una diferente interpretación sostenida por al-Hasan, cuya visión es compartida por un significante grupo de expertos estudiosos en el campo de la Exégesis del Corán (tafsir):

"Cuando Allah habla de "a los que os precedieron"... (2:183), (alladhina min qabli-kum)", Él se refiere específicamente a los Cristianos (an-Nasara). Comparaba su forma de ayuno a la nuestra, en relación a la cercana correspondencia entre ambas, en términos del tiempo que las involucra y la rigurosa extensión de su práctica".

Lo cierto de este asunto, es que Allah impuso el ayunar durante el Mes de Ramadán a los Cristianos, como un deber religioso obligatorio. Esto probó ser demasiado riguroso para ellos desde que este (el mes Lunar de Ramadán) a veces caía en una época de intenso calor, o en otras, de intenso frío. Era a veces un gran inconveniente para ellos ya que interfería con sus planes de viaje, desestabilizando el patrón de su modo de vida diario. Un acuerdo fue alcanzado, por consenso común de sus autoridades religiosas ('ulama) y sus líderes políticos (ru'sa'), sobre una propuesta de preparar el período de ayuno en la época del año entre el invierno y el verano. Habiendo entonces asignado ese período a la primavera, también lo extendieron por diez días mas, como una penitencia (kaffara) para apaciguar lo que habían hecho, de manera que ese período de ayuno se extendió por cuarenta días.

Tiempo después de esto, cierto rey de ellos se lamentaba por una dolorosa dolencia en su boca, por lo que le hizo una propuesta a Allah, prometiéndole agregar una semana a su ayuno (sawm), si lo liberaba de su dolor. Esto resultó en una extensión del período de ayuno. Cuando este rey hubo muerto, fue sucedido por otro, quien finalmente definió asigno a ese periodo dejándolo en cincuenta días.

Fue Mujahid (ra) quien dijo: "Fueron afectados por una plaga mortal, entonces su rey les dijo: "¡Deben agregar mas días a vuestro periodo de ayuno!". Entonces, agregaron diez días al comenzar, y otros diez días al terminar".

Fue ash-Sha'bi (ra) quien dijo: "Incluso si tuviese que ayunar cada uno de los días de un año entero, comenzaría mi ayuno en el día correspondiente sobre el cual no existe ningún elemento de duda, ya que algunos dicen que es el último día de Sha'ban, y otros dicen que es el primer día de Ramadán. Mi razón de ser tan escrupuloso en ese ayuno durante el Mes de Ramadán, es que fue prescrito tanto para los Cristianos como para nosotros, pero ellos lo transfirieron al período de la primavera (Lent). Su pretexto para hacer ese cambio, fue que a veces ese tiempo caía en un momento de intenso calor de verano. Luego vino otra generación después de ellos, y mediante un arreglo entre ellos, ayunaron por un periodo mayor a los treinta días, y por otro periodo luego de estos. Luego la siguiente generación siguió invariablemente este ejemplo, hasta que dejaron asentado ese periodo en un total de cincuenta días".

Bien, entonces el ayunar fue prescrito como Allah ha dicho, a los que nos precedieron:

"la'alla-kun tattaqun"
"Quizás, así temáis a Allah" (2:183)

Es decir, el practicar el desapego de la comida, la bebida y las actividades sexuales.

Los expertos en la Exégesis Coránica (ahl at-tafsir) también nos han proveído la siguiente información histórica de fondo:

"Allah hizo incumbente sobre Su Mensajero Muhammad (saws), y sobre todos los verdaderos creyentes, el ayunar el Día de Ashura y en los tres días de cada mes. El mandato le fue entregado al Profeta (saws) cuando arribó a Medina (durante la Hégira, la Emigración desde Meca). Entonces, realizaron su practica regular de observar estos ayunos, hasta que (en lo que concierne al mandato Coránico) el deber de ayunar en el Mes de Ramadán le fue revelado, un mes y días antes que la Batalla de Badr tuviese lugar".

Allah ha dicho:

"ayyaman ma'dudat"
"(Ayunen) Días Contados" (2:184)

Lo que esto significa es que el Mes de Ramadán puede tener treinta o veintinueve días de duración.

De acuerdo, a la siguiente tradición, Sa'id ibn 'Amr ibn Sa'id ibn al-'As, escuchó una vez a Ibn 'Umar (ra) relatar que el Profeta (saws) dijo:

"Mi Comunidad (Ummati) y yo somos simples compañeros sin mucha educación (ummiyya) formal. No realizamos cálculos elaborados, no llevamos un registro del mes, como eso, aquello o lo otro, para arribar a un total de treinta días".

En Árabe, el mes lunar es llamado "shahr", debido a su naturaleza visible (shuhra). Las palabras shahr y shuhra derivan ambas de la raíz sh-h-r, que conduce a la idea básica de "clara visibilidad". Verbos de la misma raíz, son utilizados en varias expresiones idiomáticas, tal como "shahartu 's-saif" (He desenfundado la espada), y "shahara 'l-hilal" (la luna nueva se ha mostrado).

Autor:Abdul Qadir al Jilani, de su obra Al-Ghunya li-Talibi Tariq al-Haqq.
Fuente: Orden Sufi Yerrahi al Halveti
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Sufismo y Pseudo Maestros Orientales en Occidente

En la actualidad los maestros de las distintas tradiciones orientales abundan, más que discípulos. Yoga, Budismo, Sufismo, Tao, etc. presentan una variopinta de pseudo maestros no autorizados (por Maestros Verdaderos) en occidente. Por ejemplo, un derviche (sufi) suele ser más difícil de encontrar que “una aguja en un pajar” en las sociedades occidentales, pero los maestros de esta tradición abundan en las distintas revistas de salud alternativa y páginas webs.

Cuando se habla de Maestros Verdaderos no refiere a iluminados, santos, profetas o personas que sus características coinciden con el relato de un gran sabio, sino que simplemente son profesores de una tradición que están autorizados a enseñar por quien encabeza la cadena iniciática. Este es el requisito único e ineludible para ser Maestro dentro de una tradición milenaria auténtica. Nada más, ni nada menos.

A continuación detallaremos distintas características y comportamientos que muy habitualmente presentan los maestros falsos para advertir al buscador desprevenido:

- Muy probablemente sean personas que han pasado por una Tradición Auténtica en algún momento de sus vidas, pero o se han ido o han sido expulsados. Entonces toman conocimientos adquiridos para dirigir un pseudo grupo. También se encuentran los que sin haber pasado por ninguna tradición se declaran maestros por haber leído al respecto; o por haber viajado a algún país de Oriente. Ambos tipos llevan enseñanzas verdaderas a ser interpretadas a favor de sus intereses.

- Como dijimos, en una tradición auténtica se necesita el reconocimiento del Maestro que está por encima en la cadena iniciática para ser profesor, es el único que puede interpretar si se está listo. Los maestros falsos actúan como si no necesitaran esto, se auto declaran maestros o guías, interpretan sus propias señales o textos de sabios.

Puede ocurrir que algunos de estos hayan tenido o tengan algún maestro, pero o está difunto, o alejado también de la tradición, o vive muy lejos y sólo se le cuenta una realidad parcializada.

Un proverbio sufi dice “El Sheykh más amado es el que está muerto, el segundo más amado es el que está más lejos, y el más odiado es el que vive en el mismo pueblo”.

También muchos se llaman maestros por el hecho de tener seguidores, lo que es estar apoyados guías en discípulos, lo cual constituye una idolatría.

- Dentro del Sufismo, como en otras tradiciones, se pide la “obediencia” del derviche al Sheykh (discípulo al guía) en los consejos que le da para su camino. En realidad no es correcto hablar de “obediencia” ya que el Sheykh no debería sino representar al Guía Interior que todavía no está manifestado en el discípulo. Un dicho sufi reza “Sé con tu Maestro como un muerto en manos de quien lo lava” y otro “Guía es quien te aleja de ti y te acerca a Allah”. Los maestros farsantes hacen uso y abuso de esto para entrar de lleno en la vida de sus seguidores. Luego pueden ser expertos trabajando la culpa, la competitividad entre adeptos y la indiferencia a la hora de recordar esta máxima. Todo esto mientras ellos mismos nunca obedecieron a un Maestro o sólo parcialmente hasta que se les dijo algo que les disgustó.

Cabe aquí aclarar que hoy en día los Sheykhs conociendo las limitaciones de los tiempos que corren, en ellos y sus estudiantes, tienen una actitud misericordiosa no exigiendo ese nivel de compromiso. Nunca se exige más de lo que se está capacitado a tolerar.

- Los Guías Auténticos van generando en sus estudiantes, conforme al desvelamiento del guía interno, independencia y libertad. Los falsos cada vez más dependencia, explícitamente o subliminalmente con ellos, en ocasiones llegando a pedir que se los copie como modelo en tanto su personalidad y no en tanto aquel descubrimiento auténtico.

- Habitualmente provocan separación entre padres e hijos. Los padres suelen ser los primeros en tratar de obturar esta relación siniestra, pero son acusados de manipulación, separar a su hijo de la religión verdadera, abandono, etc. Pueden tener algo de razón, si los padres hubiesen sido excelentes sus hijos no estarían hoy con falsos gurúes. Pero el Corán dice que a los padres no se les debería decir ni “uf”. Entonces ni en caso de que se opongan al modo de vida de su hijo se deben distanciar sino manejarlo de otra forma.

- Puede que con el tiempo los seguidores de pseudo grupos también se aparten de sus amigos, y de cualquier persona que atente contra “el camino”. También puede que se desliguen de sus bienes materiales en pos de esto. Separar a una persona de sus padres, grupo de pares y bienes es pues una efectiva estrategia para debilitar al individuo en función de apoderarse luego de él.

- Otro método posible es la indicación de dejar o cambiar la carrera que se está estudiando, utilizando diversidad de pretextos. Esto no sólo sirve para contribuir a desmontar el Yo del sujeto sino que generalmente la nueva profesión está relacionada con lo que al negocio del gurú conviene.

Cabe aquí aclarar que el sufismo tiene varias técnicas de desmontar los "Yoes falsos", que pueden ser tomadas por farsantes para intereses distintos al propio del sufismo, que es que la persona haga un redescubrimiento del "Yo Real".

- Casi siempre estos gurúes están intimamente frustrados con respecto a los anhelos que han perseguido en sus vidas: empresarios fundidos o expulsados, discípulos o maestros echados, relaciones tormentosas, etc. Por eso la mayoría no tienen amigos ni familiares, queridos ni cercanos. Entonces no habiéndose hecho de un sustento económico ni sentimental firme intentan desesperadamente recomponer su auto-imagen; pero incapaces de mantener un estado de armonía con otros proyectan lo patético de sí al exterior, por lo que todo el que no sea parte de su comunidad o que no comparta sus ideales suele ser criticado hasta la defenestración.

- Pueden llegar a adulterar de tal modo los caminos espirituales al punto de convertirse en una suerte de “instituciones totales”: es allí donde se debe estar o en ningún otro lado. Allí "salvación", por fuera "perdición". Allí trabajar, allí amar... Lo atroz de sus personalidades retorna externalizado desde un mundo sin valor, lleno de gente egoísta o "hipócrita". Así, proyectando sus miedos y miserias quedan ellos como víctimas pero grandes, lo que es propio de la paranoia.

- Muchos seguidores de gurúes tienen un tipo de apego clasificado por psiquiatras como “déficit de narcisismo”. La relación con un "Otro Total" se les presenta como vital, y la posible pérdida de esta relación es vivenciada con una angustia premonitoria de la propia aniquilación. Entonces quedan pegados a este objeto único, exclusivo y excluyente.

Para diferenciar esto de un Camino Verdadero diremos que éste en vez de una totalidad se comporta como una herramienta no exclusiva que potencia al aspirante, como añadidura de las enseñanzas que allí recibe será mejor persona, mejor esposo/a, padre, hijo/a, novio/a, mejor en su vocación, y alcanzará un estado de plenitud en esta vida.

- Es recurrente en los seguidores de maestros falsos el no haber tenido una constitución personal primaria que permita una estructuración completa de su self (yo). Es decir, se encuentran en déficit con su propio Yo, este requiere ser completado por otro. Un "Gran Otro" que se exige total y masivo, así como lo fue su madre en la primera infancia. Este déficit está determinado por una negativa de presencia empática de los padres o su demasiada presencia invasiva. Al decir de Winnicott y Lacan: Sin una “madre lo suficientemente buena” o un padre fallido en su "función paterna”. Si bien es un trastorno a nivel de personalidad, no es agudo ni crónico; es decir, que no es grave si la persona es tratada por un buen terapeuta a tiempo, pero sí puede ser catastrófico si cae en manos de un falso gurú. Incluso estos pueden llegar a cobrar servicios como terapeutas sin título habilitante.

- Este déficit del self que algunos seguidores de pseudo maestros tienen no sólo interviene en el momento de ser captados sino que luego los retiene: se sigue justificando al líder ya que manteniéndolo a él se mantiene el propio Yo. Aceptar la caída del líder sería aceptar la propia caída. Esto puede llegar a puntos tales como verlo en sueños (interpretados por el mismo gurú), tener visiones, etc. Es probable que algunos se muestren similares a Maestros Verdaderos ya difuntos indicando algún tipo de “conexión”; esto penetra a nivel subliminal en sus seguidores quienes oscilan entre sobreestimarlo y victimizarlo en sus fracasos.
Es mucho más fácil que una persona se vaya de un Maestro Auténtico que de uno falso.

Por estas razones puede que la mayoría de seguidores de estos sean jóvenes. Entre los que también están quienes albergan una admiración por este tipo de personas y no desean sino ser como ellos, “lo similar atrae lo similar”.

- Algunos gurúes tienen su fuente de dinero relacionada directa o indirectamente con el pretendido camino espiritual que timonean. Y puede que no sólo ellos trabajen allí sino que algunos de sus devotos, quienes suelen ser explotados en pos de “la bendición de trabajar en el camino”, la cual suele ser encubridora de un deseo de alcanzar el amor de este Otro, un alto “estado espiritual”, un mejor pasar económico que nunca llega y quizás algún interés inconfesable. Para mantener este montaje los gurúes deben trabajar muchísimas horas allí. Ellos pueden quedarse hasta con la caridad de sus seguidores.

Los Maestros Genuinos jamás mezclan el lucro con sus discípulos.

- Ellos mismos creen haber alcanzado altos estados espirituales, ser similares a otros Maestros difuntos y tener conexión con ellos. Equivalen sus capacidades psíquicas, inteligencia o intuición, a un estado espiritual, utilizándolo junto a enseñanzas de sus ex escuelas para, o hacer demostraciones esotéricas mostrándose como grandes espíritus "blancos", o suscitar la culpa y la competitividad, develando miserias en sus seguidores, que no suelen ser más que fallas genéricas del ser humano contemporáneo y no sus "rasgos principales".

- En general un gran enfado les es suscitado si no se los llama por sus nombres de maestros; pay, baba, sheykh, etc.; más sutilmente, si no se los trata como autoridades espirituales, o si se los contradice. Si bien se pueden mostrar muy amorosos, guardan una gran ira que muy a menudo descargan abruptamente o en forma de sarcasmo. Porque la verdad es que nunca han podido “atar su camello” ni dejar que nadie les muestre cómo hacerlo.

- En los casos más espeluznantes puede que lleguen a propiciar diversas actividades sexuales; esto como si fuesen “ejercicios” necesarios para sanar personas que han sufrido algún tipo de abuso o trastornos sexuales. Pueden logran hasta hacer creer a una persona que ha sufrido un abuso que no recuerdan. Y justifican sus prácticas hasta lo inaceptable incluso desde la tradición que dicen representar.

- Pueden mostrarse muy piadosos en sus prácticas religiosas y así exigirlo a los demás hasta sobre exigiéndolos; pero dejan de observar o modifican las formalidades de su religión si éstas no les convienen o prefieren desconocer.

- A la hora de conseguir bienes o dinero pueden llegar a ser astutos manipuladores y extorsionistas. Utilizando la desesperación del discípulo o sus familiares y conocidos. Y casi nunca se rebajarán a mendigar, a pedir perdón o a aceptar sus fallas para con su comunidad o tradición.

- Respecto del trato hay por lo menos dos tipos de farsantes. Los que viven adulando a sus seguidores para así conquistarlos, cual quien regala flores y chocolates a una mujer para luego llevarla a la cama. Y los que en su trato llevan el rigor al punto de la crueldad, a la inversa de un Maestro Real que llevará el rigor hacia la misericordia.

- Algunos pueden tener hijos con seguidoras, que otro tuvo que mantener, pueden tener hijos de familiares por su orientación perversa. Suelen ser abandónicos con sus hijos, pese a criticar a padres ajenos.

- Para la manipulación de sus seguidores naturalmente ocultarán parte de sus prácticas a algunos y otra parte a otros, según lo que cada uno acepte o tolere. Como en un juego de astucia y estrategia. Pueden desvelar secretos de un seguidor a otro o viceversa. Van creando así secretos, separación y competitividad entre adeptos. Pueden llegar a ocultar cosas a sus supuestos seres queridos y desvelar sus secretos a otros.

- Se puede interpretar que estos sujetos más que nada se comportan como victimas de si mismos, y se establecen como sus propios tiranos. Esto es evidenciado por sus continuos fracasos en vínculos, en empresas y en sus enfermedades, lo que seguramente interpretarán como parte de su estado místico de "pruebas"…

Pero es posible que algún buscador inadvertido se beneficie parcialmente de haber pasado por uno de estos lugares un tiempo. En el afán de atraerlo lo acercarán a un camino Verdadero, le permitirá aprender algo bueno de allí y luego, si este alumno se va a tiempo, sólo habrá obtenido beneficios y no se le revelarán las atrocidades allí contenidas.

También es posible que algunas personas se vean en parte perjudicadas y en parte beneficiadas con un alto costo, todo depende de lo que esté en el destino de esa alma, y nada sucede sin permiso de Allah Hutallah.

Dijo un Sheykh sufi "Toda mentira necesita una Verdad para subsistir, porque la mentira en sí no tiene Ser".


Fuente: Islam en Mar del Plata Click Here to Read More..

Adab (actitud islámica) de acompañamiento a la muerte



Autores: Drs. Isidre Lara y Manuel Gutiérrez.
Comunicación-póster presentada en la IX Jornada Nacional de la Sociedad Española de Cuidados Paliativos (SECPAL) "La Espiritualidad en Clínica". Palma de Mallorca, 12 y 13 de mayo de 2011. Click Here to Read More..

ANSELMO DE TURMEDA

Sabed que soy oriundo de la ciudad de Mallorca. Es una ciudad grande junto al mar, entre dos montañas; la atraviesa un pequeño arroyo. Es una ciudad comercial que posee dos atracaderos muy buenos donde fondean los grandes barcos para tráficos comerciales importantes. La ciudad está en una isla que tiene el mismo nombre de la ciudad, Mallorca. Sus bosques se componen sobre todo de olivos e higueras. Cada año exporta más de 20.000 barriles de aceite de su producción de aceituna a tierras de El Cairo y Alejandría. En la mencionada isla de Mallorca hay más de 120 ciudades amuralladas, muy prósperas, y muchas fuentes que cruzan su superficie y desembocan en el mar.
 
Mi padre pertenecía a la gente importante de la capital de Mallorca y no tenía más hijos que yo. Cuando tuve seis años, me envió a un profesor, que era sacerdote. Aprendí de él el Evangelio hasta saber de memoria más de la mitad en dos años. Luego, durante dos años más, me puse a estudiar las lenguas del Evangelio y la Lógica. Después, me fui de mi país a la ciudad de Lérida, en tierras de Cataluña. Es una ciudad de estudios entre los cristianos de esta región y tiene un gran río que la atraviesa. Allí vi pepitas de oro mezcladas con la arena, pero es cosa sabida entre la gente de este país que los gastos de la explotación no se ven compensados por el valor de lo que se obtiene. Por eso lo han abandonado.

En esta ciudad hay muchas frutas. He visto allí a los aldeanos que cortaban melocotones en cuatro partes y los hacían secar al sol. También ponen a secar del mismo modo los pepinos y las nueces. Cuando en invierno quieren comerlos, los ponen en el agua a remojo, por la noche, y lo cuecen como si fuera fruta fresca del tiempo. En esta ciudad se reúnen los estudiantes cristianos y llegan a 1.500. Sólo dependen del sacerdote con el que estudian. La mejor cosecha de aquellas tierras es la del azafrán.

Allí aprendí las ciencias Naturalium y la astrología durante seis años. Después me fui a la ciudad de Bolonia, en tierras de Lombardía. Es una ciudad muy grande. Sus edificios son de excelente ladrillo rojo, porque no tienen canteras de piedra. Cada uno de los maestros albañiles que hacen los ladrillos tiene un sello particular para señalarlos; un amín mukaddim que les controla la calidad, tanto de la arcilla de los ladrillos como de su cocción. Si se raja o se rompe alguno, pone una multa al que lo hizo, de acuerdo con su valor, y le hace apalear.
Esta ciudad es una ciudad de estudios para la gente de aquel país y se reúnen en ella cada año como estudiantes más de mil personas de todas partes. Todos visten el manto que es el hábito de Dios. Aunque haya entre ellos un sultán o hijo de sultán, viste únicamente este hábito para que se distingan los estudiantes de los que no lo son. No dependen más que del sacerdote con el que aprenden.
Allí viví en la iglesia de un sacerdote de mucha edad y gran autoridad entre ellos, llamado Nicolau Fratello. Su dignidad era muy elevada entre ellos a causa de su ciencia, de su piedad y de su vida austera. Por ello no tenía par en su tiempo en toda la cristiandad. Toda clase de personas eminentes, incluso reyes y otros, le consultaban sobre temas religiosos. Las consultas iban acompañadas de pingües regalos; siempre lo mejor en su género. Todos deseaban obtener su bendición y que aceptara sus regalos, con lo que quedaban muy honrados.

Estudié con este sacerdote los principios de la religión cristiana y sus Sentencias. Siempre estuve junto a él, a sus órdenes, siempre de acuerdo con él, hasta el punto que me admitió entre los más íntimos de sus amigos. Seguí sirviéndole así y llegó a tal punto nuestra familiaridad que hasta me entregó las llaves de su domicilio y de la despensa de sus víveres, comidas y bebidas. Todo estaba en mis manos, con una sola excepción: la llave de un cuarto pequeño en el fondo de su habitación, donde solamente entraba él. Supongo que era el cuarto de los tesoros que le regalaban. Allah lo sabe. Estuve con él, en la forma dicha, aprendiendo y sirviéndole durante diez años.

Entonces le ocurrió que cierto día cayó enfermo y no vino a una reunión de sus colegas. Los de la reunión le esperaron y empezaron a tratar diversos temas de estudio hasta que llegaron al texto sobre la palabra de Allah - ¡qué poderoso y que grande que es! - por boca de su profeta Isa (Jesús) - sobre él sea la paz - «que vendrá después de mi un profeta llamado el Paráclito». Intentaban determinar cuál de los profetas era éste. Cada uno dijo por orden lo que sabía y opinaba, y se originó una gran discusión entre ellos sobre este punto. Después se separaron sin llegar a un resultado definitivo del problema. Yo volví a la casa del viejo director de la dicha clase.

            El me preguntó:

- ¿Qué tema estuvisteis tratando en mi ausencia?

           Yo le puse al corriente de la divergencia de opiniones que se habían originado alrededor del nombre del Paráclito, y que fulano lo solucionó así y así, y fulano de tal y tal forma. Reconstruí así para él todas las respuestas.

- ¿Y tú cómo lo solucionaste?

- Yo contesté según las respuestas del doctor fulano en su comentario del Evangelio
.
 - ¡Qué lejos y qué cerca estuviste! Fulano se equivocó. Y el otro acertó en algo que se acerca más. Pero la verdad es muy distinta de todo esto, porque la exégesis de este nombre ilustre no lo sabe más que Dios y el que tiene una instrucción muy sólida. Vosotros no habéis alcanzado aún mucha ciencia.
           Yo me eché a sus pies, los besé y le dije:

- ¡Oh Señor mío! Sabes que he viajado hasta ti desde un país lejano y ya llevo diez años a tu servicio. En este tiempo adquirí de ti muchísimos conocimientos, que no se pueden enumerar. Pero colmarías todos estos beneficios tuyos revelándome el conocimiento de este nombre ilustre.

           El viejo se puso a llorar y me dijo:

- Oh hijo mío! Te quiero muchísimo por los servicios que me has prestado y por tu entrega para conmigo. Ciertamente el conocimiento de este nombre ilustre es muy útil, pero temo por ti. Si esto es divulgado por ti, el pueblo cristiano te matará al instante.

-¡Oh Señor mío! Por Dios Altísimoy por la verdad del Evangelio y de quien lo trajo, no revelaré nada de lo que me digas, a no ser con tu expreso permiso.

-Hijo mío, yo te pregunté, la primera vez que nos encontramos, acerca de tu país, si estaba cerca de los musulmanes y si os combatían o les combatíais, para saber los sentimientos tuyos hacia el Islam. Has de saber, hijo mío, que el Paráclito es uno de los nombres del Profeta de ellos, Muhammad - Allah le bendiga y le guarde -, a quien fue revelado el cuarto Libro, y su comunidad es la comunidad inmaculada que menciona el Evangelio.

-Señor mío, ¿qué dices entonces de esta religión, es decir de la religión de los cristianos?

-Hijo mío, si los cristianos hubieran seguido firmes en la religión primitiva de Isa (Jesús), ciertamente estarían en la religión de Allah, porque la religión de Isa y de todos los Profetas - sobre todos ellos la paz - es la religión de Allah.

-Señor mío, ¿qué hay que hacer entonces?

-Hijo mío, entrar en la religión del Islam.

-¿Pueden ellos salvar a los que entran en él?

-Sí, le salvan en esta vida y en la otra.

-Señor mío, generalmente todo hombre cuerdo no escoge para sí más que lo mejor de lo que conoce. Si tú has reconocido la dignidad incomparable de la religión del Islam, ¿qué te impide dar el paso?

-Hijo mío, Allah - ensalzado sea - me enseñó la verdad de lo que te he dicho sobre la religión del Islam y la grandeza de su Profeta - la paz y las bendiciones de Allah sean sobre él - cuando ya tenía muchos años de edad y mi cuerpo estaba ya muy débil. Si Allah me hubiera dirigido a esto cuando tenía tu edad, lo habría dejado todo sin dudar. Pero ya ves que tengo entre los cristianos toda clase de honores, dignidades, bienestar en la presente vida y riquezas en bienes de este mundo. Si se viera algo de mi inclinación hacia el Islam, el pueblo me mataría inmediatamente. Y si lograra quizás escaparme de ellos y ponerme a salvo entre los musulmanes, les diría «Vine a vosotros para hacerme musulmán» y ellos me contestarían «Sacaste provecho para ti mismo entrando en la verdadera religión, pero con esto no nos haces ningún favor a nosotros. Has salvado así tu alma del castigo de Allah - ensalzado sea-». Me quedaría, pues, entre ellos como un anciano miserable, con más de 90 años, sin saber su lengua y sin que ellos pudieran tampoco comprenderme. Sólo me quedaría allí para morirme de hambre. Así es que - alabado sea Allah - me quedo en la religión de Isa y en lo que ha revelado. Allah sabe esto de mí.

-Señor mío, ¿me aconsejas, pues, que me vaya a tierra de musulmanes y que entre en su religión?

-Ciertamente habrás acertado buscando tu salvación. Date prisa y obtendrás este mundo y el otro. Pero hijo mío, por ahora que nadie se entere de este asunto fuera de nosotros dos. Escóndelo con todo empeño. Si revelas algo de esto, el pueblo obtendrá tu muerte y yo no podré hacer nada por ti. De nada te servirá que me atribuyas la idea a mí. Yo lo negaré y mi palabra valdrá contra ti, mientras que tu palabra no valdrá nada contra mí. Yo seré inocente de tu sangre y nadie pensará que he opinado nada de esto.

-Señor mío, Dios me libre de que ni siquiera piense en ello.

              Le prometí lo que quiso, de forma que quedara satisfecho. Después tomé provisiones de viaje y me fui a despedir de él. Al marcharme me dio su bendición y me entregó una ayuda para el viaje de 50 dinares de oro. Me embarqué dirigiéndome hacia mi tierra, la Ciudad de Mallorca, y me estuve en ella seis meses. Después partí para la isla de Sicilia y me quedé allí cinco meses. Yo iba buscando un barco que fuera a tierras musulmanas. Llegó entonces un barco que iba a la ciudad de Túnez. En él hice el viaje desde Sicilia; nos hicimos a la vela cerca de la puesta de sol y llegamos a la Marsa de Túnez cerca del mediodía.

           Cuando desembarqué de la nave, algunos que estaban en las tropas cristianas y habían oído hablar de mí vinieron con monturas y me llevaron consigo a sus casas. Les acompañaron algunos comerciantes que vivían también en Túnez. Fui su huésped, honrado y bien tratado, durante cuatro meses. Después de esto les pregunté si había en la casa alguien que supiera bien la lengua de los cristianos. Era sultán en aquel tiempo nuestro soberano Abu al-Abbas Ahmad - Allah tenga misericordia de él. Los cristianos me dijeron que había en el palacio del mencionado sultán un hombre, que era uno de los más altos dignatarios de su servidumbre, llamado Yusuf el Médico. Era médico del sultán y uno de sus íntimos. Me alegré muchísimo al saber todo esto.

              Pregunté entonces por la casa de aquel hombre, el médico, me hice conducir a él, me presenté y le conté mi situación y la razón de mi presencia que era mi deseo de entrar en el Islam. El médico se puso contentísimo y se alegró muchísimo de tener que tomar parte en el desenlace de este asunto. Después montó su caballo y me llevó con él al palacio del sultán. Entró en su presencia y le contó mi historia. Le pidió una audiencia para mí, audiencia que me fue concedida. Me presenté, pues, en su presencia y el sultán me preguntó primero por mi edad. Le dije que tenía 35 años. Después me hizo varias preguntas sobre las ciencias que había estudiado. Se lo expliqué también.         
  
              Me dijo entonces:

-Has venido enhorabuena ya que has viajado abandonando tu tierra por la nuestra. Ahora hazte musulmán, bajo la bendición de Allah.

             Dije entonces al traductor, Yusuf Al-Tabib (el médico):

-Di a nuestro soberano el sultán que nadie sale de su religión sin que los suyos alcen la voz contra él y le calumnien. Suplico, pues, de vuestra benevolencia que enviéis a por los soldados y comerciantes cristianos más dignos que hay aquí, les preguntéis por mí y escuchéis entonces el concepto que de mí tienen. Después de esto me haré musulmán, si Allah quiere.

              El sultán me contestó, por medio del traductor:

-Me has pedido lo mismo que pidió `Abdallah bin Salam al Profeta - la paz y las bendiciones de Allah sean con él -, cuando quiso hacerse musulmán.

              Envió entonces a por los soldados cristianos y a por algunos comerciantes, y me hizo entrar en una estancia cercana al salón de recepciones. Cuando entraron los cristianos, les preguntó:

-¿Qué me decís de este nuevo sacerdote que llegó en tal barco?

-Señor, éste es un gran sabio de nuestra religión. Nuestros doctores llegan a decir que no han visto una autoridad más alta en ciencia y en religión en toda la cristiandad.

-¿Y qué diríais si se hiciese musulmán?

-¡Dios nos libre de eso! No lo hará nunca!

Cuando el sultán hubo oído lo que opinaban los cristianos, me envió a buscar. Yo me presenté ante él e hice la profesión de la fe verdadera en presencia de los cristianos. Estos hacían la señal de la cruz en el rostro y decían: «Lo que le ha llevado a esto es el deseo de casarse, porque el sacerdote entre nosotros no se casa.» Salieron aflijidos y tristes.

El sultán - Dios tenga misericordia de él- me asigno cuatro dinares diarios de la casa de la riqueza y me casó con la hija del Hayy Muhammad al-Saffar. Cuando la llevé a mi casa, el día de la boda, me dio 100 dinares de oro y un vestido nuevo magnífico. Nos unimos y tuve un hijo de ella. Le llamé Muhammad, por la bendición que lleva consigo el nombre de nuestro Profeta -la paz y las bendiciones de Allah sean sobre él.


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